Cet été, Le Journal des animaux est allé à la rencontre des animaux qui peuplent les îles grecques. Après Zorba le chat, nous vous présentons Athina, une chèvre grecque qui n’a pas la langue dans sa poche.

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10 heures du matin, île d’Amorgos. Le soleil est maintenant haut dans le ciel, et la chaleur commence fortement à se faire sentir. Une légère brise balaie les champs brûlés. Au détour d’un sentier, nous rencontrons Athina. Elle a accepté de nous accorder quelques minutes.

Athina - © Le Journal des animaux

Athina — © Le Journal des animaux

Bonjour Athina, tes congénères et toi semblez à votre aise ici. Pourtant nous n’avons pas croisé beaucoup d’autres animaux, hormis des ânes et des chats…
Comme vous pouvez le voir, le paysage est magnifique, mais le climat est assez difficile sur nos îles.
Il fait très sec en été, et il n’y a pas beaucoup d’herbe. C’est assez rocailleux et pas vraiment plat. Les chèvres sont parfaitement adaptées à cet environnement montagneux : nous sommes des grimpeuses, nous avons le pied sûr et les escarpements rocheux ne nous font pas peur. La Grèce a le cheptel caprin le plus important de l’Union européenne, avec plus de 4 millions de chèvres !

Tu trouves quand même de quoi te nourrir ?
Oui, car nous savons valoriser au mieux la nourriture à disposition. En plus de l’herbe, nous consommons également des broussailles et différentes espèces ligneuses. Nous sommes des ruminants (comme les vaches par exemple) : pourvues de 4 estomacs, nous avalons les aliments de manière grossière dans un premier temps, puis nous les régurgitons pour les mâcher.
Nous passons la plus grande partie de notre temps à manger ; nous avons besoin d’énergie, surtout lorsqu’il faut allaiter les petits. Notre lait est également utilisé pour élaborer des fromages, dont la fameuse Féta grecque.

Il n’y a aucune clôture ici, vivez-vous en liberté ?
En effet, vous ne verrez pas de clôtures électriques par ici ! En revanche, de nombreux murets en pierre délimitent les parcelles agricoles. Mais nous pouvons les escalader facilement… Pour éviter que nous n’allions trop loin, certaines d’entre nous sont entravées avec des cordes reliant les pattes avant et arrière. Je les plains, ça a vraiment l’air pénible…
Une solution moins douloureuse consiste à nous attacher des clochettes autour du cou, afin de pouvoir nous repérer facilement.

Exact, nous entendons des clochettes tinter au loin. C’est ton troupeau qui s’éloigne, nous te laissons le rejoindre !

Athina - © Le Journal des animaux

Athina — © Le Journal des animaux


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