Dans l’inconscient collectif, les requins sont souvent associés à des bêtes sanguinaires et impitoyables, que l’homme doit éliminer s’il tient à sa survie. Certaines oeuvres cinématographiques ont largement contribué à cette mauvaise réputation. Une information très peu relayée, en revanche, fait état de 100 millions de requins tués chaque année par l’homme. En proportion, la population de requins aurait été réduite de 75 à 90 % au cours des 50 dernières années.

Face à ce constat, l’Institut océanographique de Monaco a développé une « boîte à outils » pour améliorer nos relations avec les requins. L’objectif est tout d’abord d’objectiver le risque lié aux attaques de requins. Sans nier la dangerosité de certaines espèces (toute attaque contre l’homme a bien évidemment des conséquences dramatiques et doit être évitée), l’Institut océanographique rappelle que les requins occasionnent une dizaine de décès par an, à mettre en regard des 800 000 morts causées par des maladies transmises par les moustiques, ou des 400 000 décès dus à des noyades chaque année.

Certains endroits du globe sont cependant plus régulièrement sujets aux attaques de requins, notamment l’Île de la Réunion pour la France. Il est donc important d’identifier des solutions efficaces qui permettent de minimiser le risque tout en respectant l’écosystème marin.

La pêche, longtemps utilisée pour tuer les requins, ne représente pas une réponse satisfaisante : non sélective, elle entraîne la mort de nombreuses espèces marines non visées (tortues, dauphins…).

Des experts des milieux marins ont identifié plusieurs solutions alternatives prometteuses, qui sont présentées dans la boîte à outils. Parmi lesquelles l’utilisation de balises de détection pour signaler la présence de requins près des côtes, le recours à des répulsifs électriques ou des câbles rayonnants qui permettraient de maintenir les requins à distance, l’installation de filets de protection pour protéger les zones de baignade… Ces dispositifs, qui permettraient de sécuriser les activités nautiques sans tuer les requins et les autres animaux marins, sont actuellement en cours d’expérimentation en Afrique du Sud, en Australie et à la Réunion.


Sources :

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Un commentaire a été publié

  1. Coriolan Le 10 décembre 2016, à 4 h 23

    L’association CESTASSEZ lutte contre la captivité et la chasse des cétacés dans le monde. Elle a constituée avec vingt-cinq autres membres, dont son homologue marin Sea Shepherd France, le collectif Animal Politique, qui a tenu sa conférence de presse inaugurale le 26 novembre 2016. Il y a présenté son manifeste en trente points couvrant six thématiques. ANIMALPOLITIQUE.COM

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